En annonçant une stratégie ambitieuse en faveur de la mer et du littoral, dès Décembre 2010, la Ville de Marseille souhaite devenir une véritable Métropole de la mer. Afin de concrétiser encore cet objectif, le Conseil Municipal a voté le 17 octobre dernier un plan en faveur du milieu marin et de ses ressources.

Ce vote porte à près de 70 Millions d’Euros les sommes que la Municipalité a décidé d’investir depuis un an sous mon impulsion, en faveur de la mer et du littoral.

Le Parc National des Calanques, initié et mené à bien par Guy TEISSIER, dont la création prochaine est actuellement l’objet d’une enquête publique, comporte une partie marine.

C’est là une particularité remarquable de ce parc national.

En effet, sur les 9 parcs nationaux existants, seuls deux comportent une partie marine, d’une superficie sans comparaison possible avec le Parc National des Calanques :

– le Parc National de Port Cros, 1 300 hectares en cœur marin, contre plus de 43 000 hectares pour le Parc National des Calanques
– et des espaces de cœur marin insérés dans une aire marine adjacente pour le Parc National de la Guadeloupe.

Si le futur Parc National des Calanques comporte un cœur marin si important, c’est parce que les fonds marins marseillais, malgré les polllutions, les pressions, et la surfréquentation de zones très vulnérables, restent exceptionnels. Il doivent le rester !

La préservation de ces fonds, et des espèces qui y demeurent, est indispensable au maintien et à l’essor des activités maritimes, halieutiques et subaquatiques que la Ville de Marseille soutient et renforce au travers de sa politique de la mer et du littoral et de ses réalisations.

Marseille a donc décidé de faire de la préservation du milieu marin et la gestion durable des activités en mer un enjeu majeur des 10 prochaines années.

Plusieurs projets importants, qui ont déjà été menés en ce sens depuis les années 2000, ont pu voir le jour grâce à une importante concertation et à la mobilisation des acteurs de la mer, ce qui a permis la formulation puis la prise en compte de leurs besoins, et fait émerger de nombreuses propositions, que nous concrétisons peu à peu en réalisations.

J’ai proposé à Jean-Claude GAUDIN d’amplifier la dynamique engagée ces dix dernières années, avec des réalisations emblématiques comme l’immersion des Récifs Prado, destinés à redynamiser les fonds de la baie du Prado en élargissant l’action de la Ville de Marseille :

– à la préservation et à la valorisation des ressources marines,
– au soutien des activités halieutiques et aquacoles,
– ainsi qu’au renforcement de la sensibilisation de tous les marseillais à la nécessité d’un milieu marin en bonne santé.

Le « Plan Milieu Marin » répond à ces objectifs. Il est la traduction locale des démarches européennes et nationales adoptées en faveur du milieu marin : la Directive Cadre 2008 sur la Stratégie Marine, et sa transposition en droit français, qui est en cours, et qui se traduira par un Plan d’Action National pour le milieu marin.

Il propose, sur la période 2012/2020 :

2 projets structurants
la
création d’un « Technopôle de la mer » en rade nord
la 2ème phase de l’opération Récifs Prado

et des actions répondant à 7 orientations fondamentales en faveur de la ressource vivante, du maintien et de la pratique durable des activités économiques liées, de l’amélioration de la connaissance scientifique, de la sensibilisation du public à la beauté et à la vulnérabilité du milieu marin, et de la sécurité en mer.

La Ville de Marseille a doté de 8,5 Millions d’euros ce Plan Milieu Marin, qui a été adopté par le Conseil Municipal le 17 octobre dernier.

Les projets qui seront mis en œuvre dans ce cadre permettront à Marseille de valoriser son expérience au niveau local, méditerranéen et international.

La tenue à Marseille en octobre 2013 du 3ème Congrès Mondial des Aires Protégées (IMPAC 3) organisé par l’Agence des Aires Marines Protégées est en soi un signal fort qui montre que cette expérience est désormais connue et reconnue par nos partenaires comme par l’Etat.

Au-delà des réalisations, du maintien ou du développement des activités économiques liées à la mer dans notre métropole, et de l’appropriation par la population de cette volonté de protéger la mer vivante, j’attends de ces projets qu’ils permettent à Marseille de s’affirmer dans moins de 10 ans, partout en Europe et dans le monde, comme une Métropole portuaire pilote dans la conciliation, au niveau local, de la préservation du milieu marin et de ses ressources avec le maintien des usages et des activités humaines.

Didier REAULT

15 commentaires sur “Une mer riche pour Marseille exemplaire”

  1. abeilleenville dit :

    Une mer riche dont :
    – la partie marine du Parc National,
    – et le Festival Mondial d’Image Sous-Marine qui se déroule chaque année fin octobre à Marseille
    seront les vitrines !

    Pour sa préservation, soyons nombreux à dire « OUI » au futur Parc National des Calanques !

  2. denise Bellan dit :

    Après les Récifs du Prado, le parc National des Calanques, maintenant la technopole de la Mer, vous pouvez compter sur mon engagement.

  3. TONARA dit :

    Ce sont d’important projets qui ne pourront que valoriser notre magnifique
    rade,
    c’st pour toutes ces raisons que nous devons voter OUI pour le parc national des calanques terrestre et maritime.

  4. Morganbourchis dit :

    Monsieur Reault,

    vos actions sont très importantes pour notre littoral, notre baie ou plutôt pourrions-nous dire notre patrimoine marin. Allant de la sensibilisation, aux mouillages implantés sur site (qu’il faut multiplier et implanter d’urgence à Sormiou pour protéger le peu de posidonie qu’il y reste), aux récifs artificiels, au plan Milieu Marin, et jusqu’au technopole de la mer, je constate que vous allez de l’avant.
    Néanmoins, vous connaissez ma pratique sportive, je suis souvent à Riou pour m’entraîner et il subsiste toujours le problème du grand collecteur. Comment créer un parc national avec une aire marine si grande où un émissaire va déverser ses millions de litres d’eaux usées? Le traitement de ces boues s’est beaucoup amélioré je le sais, mais il faut envisager de rejeter ces eaux plus loin grâce à un pipeline au niveau de la fosse de Cassis.

    • Didier Reault dit :

      Je fais tout mon possible pour faire progresser LA MER dans MARSEILLE. Merci de le rappeler !
      Pour Cortiou, cela fait de l’héritage de la Ville. C’est comme ça…
      Le Parc National des Calanques, justement, pourra apporter des réponses à la gestion des rejets de la station qui, grâce Jean-Claude GAUDIN, a été modernisée. Elle continuera à l’être mais la vraie solution c’est un contrat de baie qui intègre l’ensemble des bassins versants, gérant les eaux pluviales et usées. Ce sera l’objet du prochain article… sur ce site…

  5. Michel Bourhis dit :

    Tout mon soutien avec un certain nombre d’amis à soutenir les projets marins et sous marins. Tu peux compter sur nous Michel

  6. HAUSWIRTH robert dit :

    Non au parc national véritable usine à gaz, oui au parc marin sur le modèle des bouches de Bonifacio qui intègre des réserves naturelles de taille humaine et sauvegarde les usages et l,économie locale.
    Facile à mettre en place,il serait idéal pour les calanques!

    • Didier Reault dit :

      Le GIP des Calanques a eu la mission, dès sa naissance, de créer un Parc National (article 2 de ses statuts). Et à la demande conjointe du Maire de Marseille et du Président du Conseil Général…

  7. ericmazargues dit :

    Marseille est née de la mer, et ne peut vivre que par et de la mer.
    Merci de nous rappeler cette évidence un peu trop oubliée, et de vos actions et de votre engagement, notamment en faveur de ce parc national indispensable, n’en déplaise aux esprits chagrins.

  8. Pierre-Etienne Giudici dit :

    Monsieur Réault bonjour,
    Je souhaitai vous faire part d’une inquiétude concernant la mise en service par MPM du Bateau Bus entre le Vieux Port et la Pointe Rouge. J’ai lu dans la presse locale la succession d’arguments « pour » et d’arguments « contre », aucun n’ayant été réellement étayé, et s’étant souvent limité à des considérations financières. Passons…
    L’aspect environnemental n’a malheureusement été soulevé par personne, et je suis étonné que la gauche locale impose une réalisation aussi polluante. Le bilan carbone par personne et par passage sera effroyable, d’autant que ce service ne permettra pas d’alléger les transports terrestres actuels qu’ils soient publics ou non. Passons encore…
    Les incohérences des aménagements nécessaires dans le port de Pointe Rouge ont été présentées par les associations nautiques, ces remarques ne seront sans doute pas prises en considération ; dommage.
    Ce qui m’inquiète vraiment, c’est que cette navette va traverser deux fois par heure, tous les jours, à une vitesse de 15 / 17 nœuds, les deux zones de la rade sud utilisées par les écoles de voile, de la base du Roucas Blanc (CMV / La Pelle / Pôle France FFV), et du port de la Pointe Rouge (YCPR y compris la section Sport Etude / ASPTT / …). Un peu comme si l’on faisait passer, sans protection aucune, un TER à travers le parc Borély ou la campagne Pastré.
    Quelles que soient les conditions météo, quelle que soit la saison, la rade sud est systématiquement sillonnée par des embarcations légères, planches à voiles, dériveurs, petits quillards de sport, que ce soit en pur loisir, en enseignement ou dans le cadre de compétitions (de plus en plus nombreuses et c’est tant mieux).
    Quid des conditions de sécurité ? Il ne peut pas y avoir de contournement de ces zones, les bateaux pour être en horaire doivent faire une route directe entre les deux « cardinales » et la Pointe Rouge.
    Qui peut garantir que les conditions de navigations ne seront pas plus risquées qu’auparavant ? Les professionnels encadrants (moniteurs, responsables d’écoles ou de clubs) ont-ils mesuré correctement l’impact de cette réalisation sur leurs activités ?
    Pouvez-vous vous faire l’écho de cette crainte (justifiée, je crois), et m’orienter vers les personnes qui pourraient s’inquiéter avec moi, et vers celles qui seraient susceptibles de me (nous) rassurer ?
    Vous en remerciant par avance.
    Bien cordialement
    P-E Giudici

  9. garcia dit :

    vous vous battez pour le parc des calanques depuis assez lontemps pour proteger ce site manifique, alors je ne vois pas ce que viendrai faire des plates formes pétroliaires au large des calanques et défigurer le littoral,il semblerai meme , que l on veuille vous couper l herbe sous les pieds ,comme on dit.C est un peu comme la ligne de tramway dans la rue de Rome,mettre les choses ou l on en a pas besoin.Des éoliennes à la limite je comprendrai,mais il faut arreter de faire du fric sur tout

  10. Merci enormement pour cette mane d info.

  11. Compliment, c est un regale de vous lire

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