A deux jours de la journée mondiale des océans, le 8 juin, Marseille ouvre avec éclat une semaine consacrée, dans le monde entier, à la mer depuis le Sommet de Rio en 1992.

Marseille a en effet l’immense honneur d’avoir été choisie par l’Agence des Aires Marines Protégées, établissement public français mandaté par le Ministère Français de l’Ecologie et du Développement Durable, pour co-organiser avec elle IMPAC 3, le 3ème Congrès Mondial des Aires Marines Protégées, du 21 au 25 octobre 2013. Tout ce que la planète compte de spécialistes de l’océan et de la préservation de la biodiversité marine (scientifiques, socio-professionnels et décideurs) sera alors réuni à Marseille afin d’évoquer l’avenir de la mer sur notre planète.

Ce partenariat est officialisé par la signature, ce 6 juin, d’une convention entre Jean-Claude GAUDIN, Sénateur, Maire de Marseille et Jérôme BIGNON, Député de la Somme, Président des Aires Marines Protégées et Président du Conservatoire du Littoral.

Le choix, au niveau international, de Marseille comme ville d’accueil du 3ème Congrès Mondial des Aires Marines Protégées est un signal fort. Et la reconnaissance de l’implication de la Ville, depuis plus de 10 ans, en faveur de la protection du milieu marin, de ses ressources et de ses paysages, par la mise en place d’outils de gestion qui permettent de concilier le développement économique et la biodiversité.

Marseille s’est en effet engagée depuis les années 2000 dans une politique locale exemplaire en matière de gestion, de préservation et de valorisation de son littoral et du milieu marin.

Notre politique littorale, maritime et nautique est basée sur une gouvernance moderne et sur une concertation permanente avec l’ensemble des usagers de la mer.

Elle se traduit notamment par la mise en œuvre de la plus importante opération de récifs artificiels d’Europe et de Méditerranée en baie du Prado (30 000 m3 de récifs sur 200 hectares), la création et la gestion du Parc Maritime des Îles du Frioul (également site Natura 2000) et le projet de création du Parc National des Calanques, premier parc national péri-urbain à la fois terrestre et marin d’Europe.

Aujourd’hui, dans ce domaine aussi, Marseille accélère. J’ai donc proposé au Conseil Municipal de décembre 2010 un développement ambitieux de notre stratégie littorale, maritime et nautique pour les années 2010/ 2020, dont le contenu a fait l’objet de débats passionnés, et enthousiastes, et qui a été adopté à la quasi-unanimité.

J’ai également impulsé depuis 2008, en tant que Conseiller Municipal délégué à la Mer, une dynamique qui permet désormais à Marseille de participer activement à de nombreux réseaux nationaux, méditerranéens et européens :
– afin de travailler à l’élaboration de stratégies globales, pouvant être répliquées sur d’autres territoires,
– mais aussi afin de faire partager son expérience, ses bonnes pratiques et ses connaissances, et de s’enrichir de celles des autres pays et gestionnaires, confrontés aux mêmes problématiques, et aux mêmes enjeux, aux mêmes pratiques ancestrales, aux mêmes réactions identitaires des usagers, et à la même nécessité de l’appropriation au niveau local des règles et des projets.

C’est ainsi que le Conservatoire du Littoral a demandé à la Ville de Marseille d’être son partenaire dans le Projet des Petites Iles de Méditerranée, qui vise à améliorer et harmoniser les méthodes de gestion de toutes les îles de moins de 1 000 hectares de Méditerranée Occidentale.

Nos divers partenaires internationaux estiment que cette forte implication de Marseille en faveur du milieu marin est unique pour une municipalité, et encore plus pour une grande métropole portuaire.

La politique locale menée dans ce domaine par Marseille ne fait pourtant que rejoindre les enjeux de l’ensemble des politiques environnementales et économiques, nationales et mondiales. Dans lesquelles la gestion durable des ressources et de la biodiversité marine apparaît comme l’un des plus grands enjeux auxquels l’humanité doit désormais faire face.

La démarche du « Grenelle de la Mer », engagée en ce sens, et dont un atelier régional s’est tenu à Marseille, a abouti à l’adoption d’une stratégie nationale pour la mer et les océans, voulue par le Président de la République, Nicolas SARKOZY, dans laquelle le développement des aires marines protégées est affirmé comme une priorité. Avec l’objectif ambitieux que les aires marines protégées recouvrent 10 % de nos eaux sous juridiction avant 2012 et 20 % avant 2020, soit près de 2 millions de km2.

La création du parc national terrestre et marin des Calanques, qui sera effective dans moins d’un an, répond à ces objectifs pour sa partie marine.

Porté par Guy TEISSIER, Député, Maire des 9° et 10° arrondissements et Président du Groupement d’Intérêt Public des Calanques, ce projet de Parc National que je soutiens et dont nous pouvons tous être fiers, fait l’objet d’une intense concertation locale, où les débats avec les usagers de la mer sont parfois difficiles mais toujours riches.

Une aire marine protégée n’est pas un sanctuaire. C’est aussi un lieu de vie, où les activités de pêche, de loisir et la navigation doivent pouvoir et peuvent trouver une place.

Et je suis convaincu que la gestion durable de la mer et des ressources halieutiques, qui est au cœur de nos préoccupations – que nous soyons décideurs politiques ou socio-professionnels vivant de la mer – peut être conciliée aux enjeux multiples et divers des différents usages, grâce à une vision partagée de ce milieu. Vision partagée qui naîtra du dialogue et de la concertation.

Je suis également convaincu qu’une gouvernance équilibrée au sein du parc national, au sein de laquelle les élus et la société civile bénéficieront d’une bonne représentativité, permettra de faire des zones de réserves proposées une chance – peut-être la seule chance – pour les professionnels de la mer de pérenniser durablement leur activité.

Je me bats donc, aux côtés des autres élus marseillais impliqués dans la démarche de parc national, pour que cette représentativité soit adaptée à la configuration d’un parc national aux multiples usages, situé aux portes de la 2ème ville de France.

Les avancées dans ces domaines, dialogue, concertation, représentativité, vision partagée, sont lentes, mais sûres . Elles seront d’autant plus faciles que nous afficherons notre volonté commune de création d’aires marines protégées à Marseille, et en Méditerranée, et que nous persévèrerons dans leur mise en oeuvre.

Marseille a un véritable rôle de démonstrateur, et de pilote à jouer, notamment au niveau de la Méditerranée, dont la spécificité de mer fermée rend les menaces plus prégnantes, et plus urgentes, s’il est possible.

Si, en 2013, l’avenir de la mer passe par Marseille, il est certain que dès à présent, l’avenir de la terre passe par la mer.

IMPAC 3, le Congrès Mondial des Aires Marines Protégées, nous aidera à mieux le comprendre.

Dans la presse :

La Provence.com – 8 Juin 2011 – Marseille, capitale des mers du monde (notamment video sur « Marseille, ville pilote pour la protection de son littoral »)

France 3 Marseille – 6 Juin 2011 – Journal de 18 H 45

Le Parisien.fr – 7 Juin 2011 – Marseille accueillera le 3° congrès mondial des aires marines protégées

WIKI 2D La Provence – 7 Juin 2011 – Le 3° congrès mondial des aires marines protégées se tiendra à Marseille

Romandie News – 7 Juin 2011 – Marseille accueillera le 3° Congrès Mondial des Aires Marines Protégées

Parcs Nationaux – 7 Juin 2011 – IMPAC 3 dans les Calanques

La Marseillaise – 07 Juin 2011 – Le lacydon choisi pour sa bonne mer

La Provence – 07 Juin 2011 – Capitale des mers du monde

7 commentaires sur “Avec IMPAC 3, l’avenir de la mer passe par Marseille”

  1. Chanaleilles dit :

    Un joli coup !
    Nos édiles ont trop longtemps oublié que Marseille était née de la mer, et que toute son histoire s’est écrite grâce à elle.
    Il est bon qu’enfin l’un d’eux s’en souvienne, et fasse avancer les choses – malgré les lenteurs d’un système municipal sclérosé, et les blocages de toutes sortes, tant matériels qu’intellectuels – de façon aussi éclatante !
    Bravo !
    Dommage que toutes les délégations municipales et communautaires ne soient pas gérées de façon aussi dynamique et moderne, avec une véritable vision de l’avenir, la ville y gagnerait vraiment, et pour le coup, on pourrait réellement dire qu’elle … accélère !

  2. ALAIN dit :

    arretez vos délire je suis sur que vous habitez en ville. il y a de hommes qui habitent sur ces espaces et qui en ont marre de vos interdits quand je pense qu’en 68 on criait il est interdit d’interdire! vous voulez canaliser les gens dans des sentiers balisés à grands coups de subventions européennes pendant que l’on réfléchi comment supprimer les aides au resto du coeur. ça me donne envie de vomir.vous représentez les nouveaux dictateurs. mais le peuple se soulevera un jour et n’acceptera plus ces débilitées. l’homme doit passer avant les scarabés! je pense sincérement que les pseudos écolos représentent un vrai danger pour l’humain. pouquoi ne lacherions nous pas des loups et des ours dans le centre de marseille? qu’ils bouffent 2 ou 3 pseudos écolos et on reviendrai peut etre à plus de bon sens!

    • Didier Reault dit :

      Cher Monsieur,
      Je n’habite pas le centre ville. Je suis élu, réélu en Mars dernier à Mazargues (alors que certains pensait que mon engagement pour le Parc allait me faire chuter) et j’habite mon quartier. Quant à mes délires, il ne sont sans doute pas aussi violents que les vôtres !
      Pour mémoire, le seul candidat anti-parc qui se présentait sur le canton de Mazargues a réalisé 3% des voix, sans doute grâce « au soulèvement du peuple » que vous évoquez !

  3. Claudette APROSI-ORLANDO dit :

    Bonjour Didier, Malheureusement nous n’avons pas accès à la rubrique « sondage »! Eh oui, le site « Mairie en direct », nous propose simplement « chargement en cours ». Pourquoi?….mystère. Qoiqu’il en soit, tu connais notre position, c’est un NON sans appel. Les donneurs de leçons ne sont vraiment pas concernés. Il faut leur rappeler que grâce aux cabanoniers, Sormiou est entretenu, respecté depuis des années, contrairement à certains visiteurs qui prennent sormiou pour une poubelle. Bonne journée

    • Didier Reault dit :

      Bonjour,
      C’est surprenant que vous ne puissiez pas voter parce-que vu le score du non !
      Concernant l’engagement des gens de Sormiou, je n’ai jamais dit le contraire et critiqué le bien fondé de votre travail dans la Calanque. Pour le reste, tout a été dit ou presque et, pour certains, dans des termes moins courtois que les tiens.

  4. abeilleenville dit :

    Alain a raison sur le fond, et en théorie : un peuple éduqué et respectueux de la nature et des autres devrait pouvoir se passer d’interdits, et vivre en harmonie avec la nature, et avec les autres espèces.
    Le problème est que l’être humain ne se comporte pas naturellement de façon respectueuse de ce qui l’entoure, à part dans un monde idéal, ou préservé de la « civilisation », genre les premières tribus d’Amérique, ou encore dans les théories élaborées par les philosophes des Lumières, type « le bon sauvage ».
    Il n’y a qu’à voir combien ce monsieur est agressif pour se dire qu’il a lui aussi des choses à apprendre, en terme de respect des autres, et des leurs idées, et en terme de tolérance ; les pseudo-écolos ne préservent pas les scarabées, en tout cas pas seulement, ils préservent la nature pour que les 7 milliards d’individus que nous sommes ne finissent pas de la réduire en quelques décennies en un tas de déchets et en un désert, comme ils ont commencé à le faire, et que nos descendants puissent continuer à en profiter.

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